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 Vladislav le Bâtard de Zvörak

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BlooDrunk
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MessageSujet: Vladislav le Bâtard de Zvörak   Dim 4 Jan 2015 - 20:37

Voici mon portrait réalisé pour le dernier concours d'écriture en date sur le Black Librarium, il pose également les bases du fluff de mon armée perso de mercenaires, j'espère que ça plaira:


Lien d'aide géographique utile: Carte détaillée de Kislev

Début d'une légende


Chroniques de Zvörak

Tome I :
De Kislev à l'Empire


Vladislav de Zvörak naquit en l'an 2427 selon le calendrier impérial, dans un modeste fief du nord de Kislev, en bordure du Pays des Trolls. Cette vaste région mal définie qui longe la rivière Bolensk en partant de la Crête de Sturen est nommée Khatovar par ses rudes habitants. Elle s'étendait au sud jusqu'au fleuve Tobol dans la profonde Taïga et était morcelée en de nombreux territoires régis par des clans dits "nordiques" d'origines Norses pour la plupart, mais aussi Ungol ou encore Gospodars, tous inféodés de gré ou de force à la couronne de Kislev.

Le clan de Zvörak était pour sa part comme beaucoup d'origine Norse, descendant des féroces tribus Baersonling, vivant désormais principalement d'élevage, de commerce, de chasse et de maigres cultures en lieu et place des pillages incessants de leurs ancêtres. Leur intégration au Royaume de Kislev ne s'était pas faite sans mal mais depuis des siècles cette sédentarisation en cette contrée plus fertile et sure que l'Ancienne Aponnie avait étouffé leurs velléités d'indépendance, leur caractère belliqueux n'à toute fois jamais vraiment disparu et les frictions et guerres intestines étaient assez fréquentes avec des clans rivaux et surtout les ethnies qu'ils considèrent inférieures telles que les nomades Ungol ou les fiers Gospodars.

C'est à l'age de six ans qu'il compris sa condition de bâtard, son père le Jarl Borislav de Zvörak, chef du clan, lui révéla qu'il était ainsi né d'une union illégitime avec une serf de caste inférieure, esclave Ungol, morte en couche.
Après avoir grandement hésité à abandonner l'enfant il avait finalement décidé de le reconnaître officiellement comme son fils, malgré la honte occasionnée par cette descendance impure et porteuse de malheurs. Il fit son éducation et lui appris le métier des armes, en étant en cela bien plus rude et exigeant avec lui qu'il ne l'était avec ses fils légitimes. En tant que bâtard il aurait à porter cette malédiction toute sa vie, il lui fallait s'endurcir d'avantage pour survivre et tenter de se faire respecter au sein d'un clan dans lequel il ne serait jamais vraiment accepté.

A l'aube de ses seize ans le clan partit en guerre, comme biens d'autres clans et peuplades du nord Kislevite, pour défendre leurs terres face à une nouvelle incursion de pillards Kurgans, mais aussi d'Aeslings et de Sarls poussés au sud par ces derniers. Depuis quelques années déjà le Chaos gagnait en puissance au nord, les pillards nomades migrant des Désolations Nordiques s'amassaient dans la Toundra, le Pays des Trolls et les régions nordiques orientales du Royaume.
Devant la menace grandissante des raids barbares le pouvoir des Tsars Romanoff était resté bien trop passif et ankylosé, au grand dam des clans de Kathovar et autres ethnies des régions septentrionales du vaste Royaume Kislevite. Aucune armée royale, ni renfort de quelque sorte ne fût envoyé pour les aider à contrer les raids meurtriers, ni même seulement tenter de perturber le rassemblement des osts ennemis aux frontières perméables du Nord.
Borislav ainsi que ses alliés des clans d'origines Norses finirent par accuser ouvertement le pouvoir central et les généraux Boyards du Sud de les abandonner sciemment à leur sort, de se servir des clans nordiques comme de la vulgaire chair à canon, d'utiliser à nouveau les régions exposées comme celle de Khatovar comme des zones tampons, n'hésitant pas à sacrifier leurs populations pour absorber et affaiblir les hordes de Maraudeurs avant de les affronter plus tard au sud sur un terrain stratégiquement plus favorable. Leur indignation fût vaine, ce n'était pas la première fois que de telles méthodes furent utilisées par les cruels Romanoffs, et depuis quelques décennies la colère et lé révolte grondait devant ce mépris ouvertement affiché ainsi par les Tsars de cette dynastie décadente.

Pour le malheur des clans cette nouvelle invasion fût bien plus terrible que les précédentes et même l'union solide des clans et une collaboration forcée avec les tribus nomades Ungols ne pu la contrer efficacement.
Le jeune Vladislav vécu ainsi son baptême du feu dans la plus horrible guerre que son clan n'ai jamais menée, une ère de prélude au Ragnarok tant redouté. Malgré ses prouesses martiales et son physique avantageux ce fût une terrible épreuve pour un jeune homme d'à peine seize hivers, aussi endurci soit-il par son enfance de fils illégitime du Jarl. Il participa ainsi à cette longue et éprouvante campagne aux cotés des fiers guerriers du clan, de son père et de ses frères méprisants, il fût assigné à une unité de tirailleurs-éclaireurs novices sous la coupe d'un cadre de vétérans.
Après quelques mois d'harcèlement des troupes ennemies en manœuvres, d'embuscades, de contre-attaques habiles, de défenses de hameaux et villages contre les chevauchées des maraudeurs, un des ost ennemi conséquent en taille s'était inévitablement rassemblé aux portes de la vallée de Khatovar, menaçant de déferler sur les terres exposées derrière la fragile ligne de front.
L'assemblée des Jarls et des chefs coalisés avait décidée de se rassembler devant la menace de cette concentration ennemie risquant de percer et de ravager définitivement leurs terres. N'espérant plus depuis longtemps une aide des armées du Tsar ils firent face avec honneur et courage à leur destin dans une mémorable bataille rangée dans cette passe étroite aux abords de la rivière Bolensk. Ses eaux de montagne d'habitude si limpides furent bientôt teintées de sang sur des lieues en aval lorsque la ligne de bataille des clans coalisés se brisa devant les charges répétées des cruels Kurgans. Ces derniers les dépassaient largement en nombre et comptaient bien trop de puissants cavaliers maraudeurs dans leurs rangs, même la position stratégiquement avantageuse des clans unifiés ne pu les aider bien longtemps, leurs régiments se brisèrent et se débandèrent dans un effet domino dévastateur. Bien peu purent en réchapper, les trois quart des guerriers périrent dans leur fuite désorganisée, massacrés impitoyablement par leurs poursuivants.

Les guerriers du clan de Zvörak furent parmi les chanceux à être déployés à l'est du champ de bataille, en lisère de la profonde Taïga s'étendant sur les contreforts des collines avoisinantes. Leur fuite fut désespérée et laborieuse, mais le Jarl Borislav comme quelques autres chef survivants avait néanmoins réussi à rallier et réorganiser le restant de ses troupes et bientôt ils se lancèrent à nouveau dans une guérilla contre l'ennemi qui se dispersait lentement de part son nombre à travers les terres vallonnées de Khatovar.
Cette méthode de guerre, la favorite des clans, fonctionna quelques temps et les guerriers de Zvörak eurent même quelques retentissants succès malgré leur effectifs durement diminués, leur courage n'était pas amoindri et le soutient des rudes populations locales leur fut d'un grand secours. A son grand étonnement Borislav fût particulièrement fier de son bâtard de fils qui contre toute attente avait survécu jusque là et même défait un nombre incalculable d'ennemis de sa propre lame, ses actions héroïques et faits d'armes forçant le respect de ses compagnons, malgré sa condition. Presque deux années de guerre incessante contre les terribles Kurgans et leurs alliés avaient transformé le jeune homme en un guerrier solide et expérimenté, dépassant en talent au combat nombre des vétérans du clan. Même ses décisions tactiques et stratégiques avec son unité de tirailleur dont il avait hérité le commandement prouva à tous qu'il avait hérité de capacités intellectuelles hors normes, dignes d'un chef. Certains finirent par en être jaloux et tentèrent de discréditer Vladislav, l'accusant de sorcellerie, son sang-mêlé impur devait sans doute lui apporter des avantage surnaturels au combat, les Esprits de la forêt lui insufflaient des dons de prescience obscures et interdits, tôt ou tard cette malédiction allait se retourner contre le clan.
Le Jarl fit de son mieux pour faire taire ces accusateurs, arguant que son fils avait maintes fois prouvé sa loyauté et sa valeur. Ses talents ne pouvaient être jugés maléfiques en l'absence d'un chaman pouvant lire son destin avec expertise, sa force et son intelligence exceptionnelle pouvait aussi très bien être une bénédiction d'Ulric. Pour l'instant il faudrait attendre, les chamans de guerre les ayant accompagnés avaient tous péris sous le feu d'un sorcier ennemi à la bataille de Bolensk, la question serait tranché par Ayatokk, le chaman doyen resté au village principal du clan, et par personne d'autre.

La guerre s'éternisa jusqu'au milieu d'un second hiver particulièrement froid, encore plus dur que le précédent, et les Kurgans harcelés par des ennemis insaisissables avaient finit par se lasser et se désorganiser passablement, se dispersant en diverses bandes pour piller au hasard de leurs routes. Des dissensions internes importantes étaient apparues chez l'ennemi, l'hiver frappait également durement dans leurs rangs, l'approvisionnement en fourrage pour leurs nombreux chevaux devenait très problématique. Certaines tribus s'affrontèrent entres elles, d'autres repartirent vers les Désolations, les alliances entre Kurgans, Aeslings et Sarls se firent plus fragiles et bientôt seules les plus fanatiques et sanguinaires tribus Kurgans s'acharnèrent à continuer la guerre aux noms des Dieux de la Ruine, les autres se contentant de leur pillages et rebroussant chemin. Un jour tous ces barbares seraient unifiés sous la poigne de fer d'un grand Seigneur du Chaos, un Elu des Dieux et ses puissants guerriers, mais heureusement pour Kislev ce jour n'était par encore venu. Le gros de la menace était passé, le rude hiver a stoppé net la plupart des combats dans la Taïga, le Tsar avait encore vu juste en laissant ses vassaux des clans nordiques s'occuper seuls du problème, il allait néanmoins enfin leur envoyer les tant espérés renforts pour chasser les dernières hordes et bandes de pillards hors de ses frontières, des caravanes de provisions allaient aussi accompagner ses armées et être distribuées pour apaiser la populace affamée et éreintée par la guerre et ses privations.

La troupe de Borislav, car désormais ce n'était plus une armée, réduite à moins de cinquante combattants épuisés et blessés, regagna alors enfin ses terres pour un repos mérité, laissant la place aux fameux Lanciers Ailés, la puissante et populeuse cavalerie de Kislev, des cohortes de Gospodars en armes et autres régiments professionnels ou auxiliaires du sud. Ces renforts inespérés allaient finir le travail et pourfendre les derniers pillards errants.
Alors que les guerriers du clan arrivaient enfin en vue de leur village fortifié, épuisés mais soulagés, ils s'aperçurent avec horreur que celui-ci était attaqué, à feu et à sang, mis à sac par l'ennemi sous leurs yeux. Des cavaliers Kurgans en maraude avaient fondus depuis peu sur leurs demeures et ravageaient à tout va! Ni la modeste garnison de la petite ville, ni les faibles palissades de bois n'avaient pu ralentir les barbares assoiffés de sang.
Les guerriers du clans, horrifiés et atterrés par ce spectacle cataclysmique chargèrent comme un seul homme vers le village en flammes, hurlant leur haine aux cieux tels des berserkers enragés. L'ennemi était en sur-nombre, mais dispersé et occupé à piller, violer et massacrer, fut lent à réagir et à se remettre en selle devant cet assaut inattendu. Cela permis aux guerriers du clan d'en tuer un grand nombre dans la confusion générale, mais une fois l'effet de surprise passé l'affrontement tourna à la débâcle pour les hommes de Zvörak. Ces derniers s'étaient dispersés dans le village après leur assaut initial et ils rompirent bientôt leurs formations pour tenter de secourir leurs familles et leurs foyers, ils étaient arrivés trop tard et la plupart ne trouvèrent que mort et destruction, ils perdirent alors toute discipline dans l'ivresse de la vengeance, hurlant en poursuivant les assassins du Chaos.
Les féroces cavaliers Kurgans ne tardèrent pas à se réorganiser sous les ordres de leurs chefs, et malgré leur caractère sanguinaire ils réformèrent méthodiquement des petites bandes de cavaliers et encerclèrent et chargèrent sans cesse les guerriers du clan qui eux avaient perdu toute cohésion et toute raison. Les Zvöraky se battirent tels des dieux vengeurs, digne des légendaires guerriers Berserkirs de leurs ancêtres Norses, mais leur frénésie les perdit, et dispersé ils se firent promptement massacrés malgré les lourdes pertes qu'ils infligèrent aux Kurgans.
Ces derniers ayant massacrés presque tous les habitants et défenseurs du village décidèrent finalement de stopper leur attaque avant d'avoir éliminer les derniers survivants, leur fuite soudaine alors qu'ils étaient victorieux fût déclenché par l'alerte donnée par un de leurs éclaireurs ayant aperçu un puissant ost de Lanciers Ailés Gospodars arrivant à l'ouest et leur ayant donné la chasse.

Vladislav, que le destin ou l'acharnement aux combats permit de compter parmi les rares survivants se mis à errer dans le village en ruine. Sortant de sa transe guerrière il réalisa le désastre qui avait frappé son clan, il déambulait dans les rues ravagées, ayant lâché ses armes, comme apathique au milieu des quelques survivants esseulés du village. Il finit par arriver sur la Grande Place pour y découvrir le charnier. Ici gisait la plupart des habitants et quasiment tous les guerriers du clan, dans un amoncellement chaotique de corps il découvrit la dépouille de son père, de ses frères, des autres guerriers proches du Jarl, tous étaient décapités, la plupart démembrés et méconnaissables. Non loin au centre de la place, la seule pavée de pierre du village, trônait une sorte d'obscène île pyramidale inachevée, constituée de crânes sanglants, fraîchement écorchés, l'autel improvisé par les maraudeurs Kurgans baignait dans une marre de sang gigantesque, le liquide rubicond peinant à pénétrer le sol à travers les interstices des pavés, un véritable abattoir de cauchemar avait été organisé ici.
Il était tombé à genoux devant cette horreur sans nom, les genoux dans le sang face à l'idole du Dieu sanguinaire dressée devant lui, anéantit par cette épilogue tragique qui avait vu son clan détruit alors que la guerre se terminait enfin, ce cruel tour du destin. C'est cette faiblesse momentanée qui déclencha l'ire des survivants, il n'eut pas le temps de pleurer ses proches que la colère incompréhensible des siens s'abattue sur lui. Des veuves, des orphelins, des vieillards ayant miraculeusement échappés au carnage s'assemblèrent soudain en une foule déchaînée, hurlant leur haine envers le bâtard qui avait amené sur eux la malédiction. Ces pauvres ères, fous de douleurs ou par dépit avaient tôt fait de retourner à leurs vieilles superstitions et ainsi se trouver le bouc émissaire idéal à leurs malheurs.

Vladislav se résigna bien vite de tenter de se disculper, l'attroupement commença à lui jeter des pierres et divers débris, les derniers guerriers du clan encore debout pointèrent leurs lames vers ce "fils de la sorcière Ungol", les yeux ivres de haine, ces derniers oublièrent bien vite les liens forgés à ses cotés au combat. Au fond d'eux ils l'avaient toujours su, le bâtard était maudit et le sort avait finit par frapper le clan, ils auraient du le tuer avant que cette catastrophe n'advienne, mais le Jarl, maudit soit-il l'avait protégé. Le vieux chaman Ayatokk, sortant d'une ruine proche avait approuvé immédiatement la sentence de sa voix nasillarde, même sans consulter ses osselets et sans prier Ulric, les rescapés étaient ivres de vengeance, et le bâtard se prosternait au pied de l'idole Kurgan devant tous! Il devait mourir.

Sa fuite précipitée l'amena bien vite hors de portée de ses poursuivants, son instinct de préservation l'avait sortie de son traumatisme juste à temps avant de finir lynché par les siens. Il avait fuit difficilement, comme un animal traqué dans la Taïga, jusqu'à traverser les eaux glacées du Tobol à la nage. Il s'était finalement réfugié toujours plus au sud de Khatovar, dans les plus sombres recoins de la forêt millénaire. Ainsi exilé, paria de son clan, recherché par les siens et désigné comme renégat par les autres clans il n'eut d'autre choix que de rejoindre une des nombreuses bandes de coupe-jarrets et brigands écumant la Taïga. Etant demi-sang Ungol il lui fût relativement aisé d'intégrer une telle bande de pillards des forêts, pour majorité composée de guerriers de cette ethnie. Vivant de rapines et divers brigandages, Vladislav grâce à ses capacités de combattant et de commandant hors normes s'imposa bientôt en tant que chef de ces bandits de grands chemins. A l'orée de sa vingtième année il conduisit sa bande aux effectifs croissants à diversifier leurs activités. Ils se lancèrent ainsi dans le mercenariat avec grand succès, une affaire fort lucrative en ces terres dangereuses. Leur zone d'activité était très vaste, délimité au nord et sud par les fleuves Tobol et Tolsol, et à l'est et l'ouest par les villes de Zoïshenk et Laryn. Ils offrirent ainsi leurs services de protection contre espèces sonnantes et trébuchantes dans cette large portion de la Taïga et de l'Oblast Nordique, leurs employeurs étant pour la plupart des guildes de marchands faisant circuler leurs marchandises dans cette zone sauvage infestée d'Hommes Bêtes et de Brigands.
Cette activité s'avéra rapidement très bénéfique et permettait ainsi de légaliser plus ou moins leurs extorsions et méfaits dans la région, tout en se donnant le bon rôle face aux autres bandes pillant les caravanes. En secret ils continuèrent parallèlement divers rançonnages et trafics de contrebande afin de se garantir d'autres sources de revenus et surtout de maintenir la main mise sur l'approvisionnement des réseaux criminels de la région et des gangs des villes avoisinantes.

Vladislav se fit bientôt connaitre comme le Capitaine de la Compagnie du Bâtard, car c'est ainsi qu'on nomma bientôt son armée de soudards à la mauvaise mais redoutée réputation. Cette dernière grandi tellement que la Compagnie gagna en puissance de façon exponentielle, toujours plus de nouvelles recrues affluaient, qu'ils soient d'autres mercenaires, des soldats déserteurs, des bandits ou simplement des hommes d'horizons divers en quête d'aventure et d'or.
Le phénomène et les débordements inévitables avaient pris une telle ampleur que cela arriva aux oreilles du Tsar par l'intermédiaire des plaintes insistantes des Boyards voisins de la région. Ces derniers, seigneurs de Zoïshenk, Laryn, Kacirk et même de la puissante Zvenilev et de Fort Ostrosk, tous s'inquiétaient de plus en plus de cette armée autonome et incontrôlable menaçant leurs terres.
Ils avaient pourtant quasiment tous bénéficier de leurs services, indirectement tout du moins puisque les guildes marchandes de ces villes avaient toutes embauché les mercenaires de Zvörak pour garantir la sécurité de leurs caravanes terrestres et convois fluviaux. Désormais les Chiens de Guerre devenaient menaçants, exigeaient toujours plus, menaçaient de mordre la main de leurs employeurs si leur faim n'était pas suffisamment apaisée. Plus d'un Boyard véreux, ou chef de guilde trop avare avait cru pouvoir berner la Compagnie du Bâtard, ne pas payer la solde convenue sous couvert d'excuses fallacieuses de crise commerciale ayant vider leurs coffres ou autre vilenies. Les mercenaires enragèrent dans ces cas de rupture de contrat, saccageant les campagnes, pillant et massacrant dans leur colère justifiée.

La situation dégénéra tellement, les exactions de la Compagnie devenant systématiques et de plus en plus graves que le Tsar se résigna finalement à intervenir, ses stupides Boyards Nordiques n'avaient pu s'occuper efficacement du problème, au contraire ils avait pour certains nourris directement le monstre, avait contribué à enrichir ces soudards qui étaient maintenant plus puissants que leurs propres armées! Les fiefs de ses Boyards s'en trouvaient grandement perturbés et des guerres intestines menaçaient d'éclater entre ces vassaux querelleurs et avides de pouvoir. Des massacres avaient eut lieu même au delà du Tolsol dans le Translynsk, notamment entre les Gospodars de Dushyka et les nomades Ungols voisins, les communautés de Granitch et Dagnyper étaient aussi au bord de la guerre civile suite à des escarmouches et tueries déclenchées à leurs frontières. La tension montait partout telle une épidémie, le Tsar et ses proches conseillés suspectaient des opérations sous faux-drapeaux orchestrées par les Bâtard de Zvörak pour embraser toute la région.
Vladislav avait effectivement organisé ces événements, quoi de mieux qu'une bonne guerre civile pour employer ses mercenaires? Les Boyards et Maîtres de Guildes devenaient pingres voir frileux à user de leurs services, une bonne guerre allait remettre les pendules à l'heure et donner du travail à tout le monde, des orphelins, des déserteurs et brigands sur les routes, la relève serait assurée.

Le Tsar Romanoff de Kislev avait cru la jouer fine en envoyant d'abord un messager sous escorte soumettre un ultimatum aux soudards, une menace à peine voilée sous forme d'offre généreuse au fougueux Capitaine mercenaire. Cinq cents pièces d'or furent offertes aux Chiens de Guerre pour tenter de les soumettre, soit prêt d'une par homme que comptait la Compagnie, offertes en échange de leur allégeance sans conditions et de leur incorporation immédiate aux armées régulières du royaume, sous les ordres de Boyards Nordiques quelconques ils allaient être dissous dans d'autres régiments et forcés de devenir des soldats de métier, armés, payés, nourris, logés et blanchis.
La réponse de Vladislav fut sans appel, le messager et son escorte furent promptement massacrés, leurs têtes renvoyées dans des paniers à dos de mules à la cour du Tsar.

Un message écrit en bon kislévite accompagnait le funeste présent:

"Merci pour ce tribu cher Romanoff,
Mais c'est une bien faible récompense pour notre dur labeur. Nous exigerons désormais le double, soit mille pièces d'or, et ce chaque début de mois afin d'apaiser notre faim et notre soif en ce rude pays! Juste récompense pour notre engagement militaire visant à pacifier cette région agitée, vous en conviendrez. En cas malheureux de défaut de payement, du moindre retard ou erreur dans le solde, nous mettrons vos terres à feu et à sang en juste compensation, pour prendre notre dû.
Sachez qu'hormis l'Or et le Sang nous avons ni Dieux ni Maîtres, Tsar de pacotille!
Votre éternel créancier, Vladislav le Bâtard de Zvörak."


La réaction du Tsar fût à la hauteur de la provocation, et des hordes de Lanciers Ailés et autres régiments furent lancés immédiatement sur les routes afin de lever l'affront et de punir ce félon et sa horde de bandits armés. Vladislav avait bien entendu prévu et anticipé cette traque, il avait ainsi intentionnellement provoqué de manière si agressive et désinvolte le souverain mégalomaniaque, espérant une réaction colérique et démesurée de sa part. Il ne fut pas déçu, mais la déstabilisation de ce tyran décadent n'était que la première étape de son plan.

Le Tsar avait effectivement sur-réagit, lançant vers le nord trois de ses meilleurs généraux chacun à la tête d'un énorme ost de guerre regroupant des milliers de combattants dont une grande quantité de régiments d'élite. Ses ordres étaient clairs, traquer et exécuter rapidement tous les dissidents et leur chef, il ne pouvait laisser plus longtemps se répandre la rumeur et laisser encore respirer ce bâtard et ces renégats.
C'est alors que le génie stratégique de Zvörak éclata au grand jour, alors que les trois énormes armées ratissaient la Taïga et plus largement les terres nordiques du Royaume à leur recherche, le jeune Capitaine avait déjà divisé sa Grande Compagnie de mercenaires en cinq Compagnies de cents hommes chacune. Ils avaient habilement dispersé ces centuries et évité les colonnes massives des armées du Tsar en brouillant les pistes dans ces forêts qu'ils connaissaient parfaitement. Leurs éclaireurs et espions, pour beaucoup d'anciens trappeurs et nomades Ungols leur permirent de ridiculiser les Kislévites à leur trousses. Les bandes de mercenaires passant aisément entre les mailles des filets tendus pour eux, et les Généraux Boyards, pourtant vétérans avertis ne purent mettre la main sur leur proie, pire encore ils furent lancés à coup de diversions sur des fausses pistes les menant dans les terres du nord au delà du Tobol, principalement dans Khatovar et les régions avoisinantes.

La troisième partie de son plan se déclencha alors, Vladislav fit traverser le Tolsol à ses troupes dispersées en différents points judicieusement choisis, des guets mal défendus et autres hauts fonds, des centaines traversèrent aussi sur des radeaux de fortune, en toute discrétion, tel des rôdeurs ses hommes filèrent vers le sud du Royaume. Un sud dont les fiefs mineurs étaient pour le coup bien dégarnis en troupes militaires, quasiment toutes ces régions au sud du pays avaient envoyé leurs meilleurs hommes en masse au nord pour traquer les rebelles.
Cette période de grands troubles, qui fut ultérieurement censurée des annales du Royaume, s'étala sur prêt d'une année et fut connue sous le nom de "L'Insurrection du Bâtard". Les mercenaires déchaînés se regroupèrent en centuries, en compagnies ou encore en binômes de compagnies pour saccager ces terres sans défenses. Ils prirent soin de pilier et massacrer méthodiquement des régions sélectionnées avec ruse, tout en évitant les plus riches et par de même les mieux défendues, ils ridiculisaient aussi au passage les quelques maigres armées envoyées leur bloquer le chemin. Ils évitèrent le plus possible les batailles rangées, sauf en cas de nécessité absolue et même dans ces cas là ils s'en sortirent victorieux. Les pillages, les chevauchées, les embuscades furent légion, leur campagne de terreur était ponctuée de massacres aléatoires sur les populations, celles qui résistaient servirent d'exemple.

Le Tsar, fou de rage et réalisant l'ampleur de la duperie et la gravité de la situation rappela en urgence ses ost de guerre envoyés au nord, ses quelques armées au Sud et ses incompétents Boyards se faisant humilier par ce renard insaisissable de Zvörak. Malheureusement le retour de ces armées fut long et laborieux, deux d'entres elles avaient du en effet faire face à des révoltes massives au Nord. Une dans la région de Khatovar ou les clans s'étaient soulevés, l'autre dans la région d'Ungalya, fief des terres occidentales Ungols dont les cavaliers nomades s'étaient également rebellés. Tous ces peuples nordiques, tant méprisés par le pouvoir des Romanoff, abandonnés à leurs sorts face aux hordes Kurgans furent excédés et outrés que les armées du Tsar osent ravager leurs terres dans leurs recherches frénétiques du Capitaine mercenaire. Les exactions de ces armés en campagnes ne furent pas moins pire que celles que les Bâtards de Zvörak commettaient au sud, les Boyard-généraux étaient persuadés que certains des clans Norses et tribus Ungols étaient complices de Vladislav et ses soudards, les aidaient à se cacher sur leur terres, les approvisionnaient ou les renseignaient.
Ils n'auraient pu se tromper plus lourdement, mais les intrigues et diversions lancées par Zvörak avaient persuadé les Kislévites du contraire, ces derniers se mirent à massacrer leurs vassaux considérés comme des barbares inférieurs à peine moins mauvais que des Kurgans, à piller et brûler leurs villages dans leurs recherches infructueuses. Ces peuples eurent tôt fait de se révolter, leur fragile alliance avec le Tsar, ou plutôt leur soumission à ce dernier, à volé en éclat et tout le nord s'est embrasé. Ungols et Norses de ces régions reculées se lançant dans une énième guerre d'indépendance face aux armés du Tsar. Ces combats étaient perdus d'avance car leurs forces avaient été grandement amoindris par les Kurgans auparavant, mais usant de raids dévastateurs et d'embuscades ils purent grandement malmener les Kislévite Gospodars du Sud, peu habitués à ces terres hostiles. Les généraux ayant reçu l'ordre de revenir en urgence dans le sud sur la trace de Zvörak crurent défaillir devant l'ampleur de leur erreur, sous les attaques incessantes des nordiques enragés ils mirent des mois à rassembler leurs troupes dispersées pour la traque et enfin réussir à repartir en marche forcée vers l'Oblast.

Le Tsar se retrouva devant un vrai casse-tête, la guerre menaçait d'enflammer tout le Royaume, la grogne de son peuple malmené par les renégats au sud et maintenant au nord allait bientôt déstabiliser toute la cour et déjà l'opposition politique à son règne se faisait plus virulente. Ces échecs répétés ne faisaient que renforcer les factions de Boyards opposés aux pouvoirs des Romanoff, si cela continuait, des complots, des actes de sécession ou pire des tentatives d'assassinat et de destitution allaient se déclencher contre son trône. Kislev et ses nobles cavaliers se faisait ridiculiser par cette satanée Compagnie du Bâtard et des révoltes barbares incontrôlés, le Royaume était en grand péril.

Vladislav en fin stratège savait pertinemment qu'il ne fallait pas profiter trop longtemps de sa position de force et que tôt ou tard les révoltes au Nord seraient matés et les armés du Royaume fondraient toutes ensemble au sud pour l'écraser. Il ordonna donc à ses capitaines de rassembler tous ses routiers qui écumaient les campagnes et forêts de l'Oblast Sud de se rassembler en un lieu secret de la Forêt de Shirokij, une des plus sombre et inhabitée au sud de la capitale. Ce lieu, non loin de la lisière donnant sur le fleuve Urskoy était à quelques lieues à peine de la puissante citadelle de Ptorsk, c'est ici qu'il allait jouer son coup de maître et asseoir encore un peu plus sa réputation de mercenaire sans foi ni loi mais au combien efficace. Alors que ses capitaines s'inquiétaient se se savoir ainsi tous rassemblés au même endroit, vociférants que de mettre ainsi tous les oeufs dans le même panier étaient extrêmement dangereux car les forces du Tsar, bientôt de retour du Nord, Lanciers Ailés en tête allaient les détruire facilement. Vladislav se mis à sourire machiavéliquement devant leurs protestations et finit par leur expliqué son audacieux plan, qui fit rapidement l'unanimité.

C'est ainsi que la Compagnie du Bâtard s'empara de la forteresse de Ptorsk, place forte réputée inexpugnable de la citée du même nom, qui abritait le donjon et demeure du boyard local. Ce fier bastion ne fut pris non pas par la force d'un long et incertain siège mais par la ruse! La fourberie consista à infiltrer préalablement les murs de Ptorsk d'espions et finalement de s'y introduire en nombre grâce à une troupe de cavaliers ayant revêtis les uniformes de patrouille du fief, après avoir défait et dépouillé la dite patrouille sur un chemin de la Forêt de Shirokij. La vile ruse fonctionna à merveille, les lourdes portes du fort laissèrent rentrer la patrouille de sa chevauchée, le temps que l'astuce soit découverte il était trop tard, les hommes de Zvörak travestis commencèrent à massacrer la garnison et gardèrent les portes grandes ouvertes pour le reste de la Compagnie embusqué dans les bois et qui en sortait au triple galop.

Vladislav organisa rapidement la défense du bastion, tempérant l'euphorie de ses hommes victorieux qui commençaient déjà à piller les richesses enfouies dans les coffres du donjon, à s'enivrer des vins savoureux de ses caves et à violenter les pauvres servantes apeurées, sous son autorité indiscutable la discipline revint rapidement. Zvörak s'était attendu à capturer par la même occasion le Boyard Antolyn, seigneur de Ptorsk afin d'en exiger plus tard une rançon conséquente. Mais ce bon et obèse boyard, plus marchand vautré dans le luxe que seigneur de guerre, était en voyage diplomatique dans l'Ostland voisin, à négocier quelques fructueux accords commerciaux avec l'Empire frontalier.
Le Capitaine mercenaire se rabattit sur une prise de choix, qui allait au final s'avérer bien plus utile que le gras seigneur gospodar lui même, en l'occurrence ses trois filles adorés, des triplées, pucelles d'à peine quinze ans et destinées à de juteux futurs mariages arrangés qui auraient encore consolidé le pouvoir de leur père dans la noblesse kislévite.

Le boyard Antolyn revint en toute hâte en apprenant la nouvelle, rassemblant toutes les troupes à sa disposition afin de reprendre sans tarder sa ville. Il dut rapidement se rendre à l'évidence, il lui faudrait des semaines pour construire de coûteux engins de siège et de tenter sans garantie aucune de reprendre par la force son redoutable château, très justement réputé pour être imprenable.
Les armées du Tsar apprirent la nouvelle lors de leur long retour du nord mais il leur faudrait plus de dix jours même en pressant le pas pour rejoindre Ptorsk. Le stars lui même, Sergeï Romanoff, n'osa pas s'aventurer seul hors de sa capitale avec sa garde royale et bien trop peu d'hommes à son goût pour monter un siège et encercler le traître, il fut forcer d'attendre le rassemblement de ses troupes avant d'en prendre la tête.

Il suffit d'une menace habilement calculée de la part de Zvörak pour faire plier Antolyn à ses conditions. Vladislav exigea le payement de mille pièces d'or pour qu'il quitte Ptorsk, plus le produit du pillage de la ville c'était déjà une somme conséquente, mais il ajouta une rançon de mille pièces d'or pour la libération de chacune de ses trois filles, ainsi qu'un sauf-conduit à travers ses terres en direction de l'Empire proche. Le tout énoncé sous forme d'ultimatum, le boyard avait 7 jours pour réunir l'énorme somme de quatre mille pièces d'or et organiser l'évacuation de son hôte indésirable vers la frontière. Ses filles seraient libérées saines et sauves une fois l'Empire atteint par la Compagnie et les rançons totalement perçues. Dépassé ce délais, ou au moindre coup fourré les trois pucelles seraient jetées en pâture aux mercenaires du rang avides de chair fraîche, après le droit de cuissage du Capitaine évidement.

Antolyn n'hésita pas un seul instant, risquer de perdre sa forteresse, de voir sa cité saccagée et plus que tout de perdre ses trois filles qui représentaient surtout de précieux investissements futurs pour son avenir politique à Kislev, non pour tout cela ne valait pas cette petite fortune en or. Il activa rapidement ses réseaux, leva les taxes en urgences sur ses terres, empruntât à taux usuriers à tous les marchands et négociants de sa région pour réunir la somme dans le temps imparti. Il ordonna à ses troupes de dégager un couloir jusqu'à la frontière impériale avec la peur au ventre, espérant que le Bâtard allait respecter sa parole.

C'est ainsi que Vladislav le Bâtard de Zvörak échappa au courroux du cruel Tsar Sergeï Romanoff, filant juste sous son nez avec une coquette somme après avoir pillé les terres de Kislev et ridiculisé ses armées et seigneurs une année durant. Le comble était que cette dernière fuite fût possible grâce à la complicité fortuite d'un des fidèles boyards du Tsar. Le despote furieux arriva seulement deux jours après la fuite des mercenaires, Antolyn fut accusé de haute trahison et exécuté sur le champ, sans procès et par pendaison, son corps balancé au dessus des murailles de Ptorsk par le Tsar de Kislev en personne.
Ce dernier lança immédiatement toutes ses armées à la poursuite de Zvörak dans l'Ostland voisin, les mercenaires félons ne furent jamais rattrapés, et la brève incursion kislévite sur les terres impériale faillit déclencher un incident diplomatique majeur entre les deux nations. Le Comte Electeur de l'Ostland assura après la retraite du Tsar qu'aussi rusés soit ces bandits il leur mettrait rapidement la main dessus et les ramènerait morts ou vifs à son allié et voisin.

Vladislav avait encore abusé son monde, après avoir passé la frontière et mis à sac la petite ville impériale de Grenzburg il avait rapidement dispersé son armée dans les tortueuses et boisées Grenze Hills de la région frontalière. Le désormais Seigneur Capitaine avait commandé à ses capitaines d'envoyer leurs compagnies dans diverses directions puis de dissoudre ces centuries en petites unités déguisées en vagabonds, voyageurs, marchands ou pèlerins. Ils échappèrent encore à ceux leur ayant donné la chasse, la ruse fonctionna au grand dam du Comte Electeur et de ses généraux bredouilles. Seul quelques dizaines de fuyards avaient pu être débusqués et aucun d'eux ne transportait de part conséquente du butin, aucune information même sous la question ne pu leur être sous tirée.
Les mercenaires se regroupèrent des semaines plus tard au point de rendez-vous convenu, loin des forces Ostlandaises ayant finalement abandonné la traque. Les retrouvailles eurent lieu en pleine Drakwald au pied des Monts du Milieu, dans une ferme fortifiée en ruine transformée en camp de base provisoire. L'énorme butin kislévite fût partagé et un grand banquet de victoire organisé, parmi le nombreuse filles de joie et femmes à soldats accompagnant la Compagnie se trouvait trois jeunes beautés de sang noble, le boyard Antolyn pouvait pleurer depuis sa tombe.

C'est ainsi que se forgea le début de la légende du Bâtard de Zvörak et de sa tant redoutée Grande Compagnie du Bâtard. Cette armée mercenaire ne fit que s'agrandir au gré de leurs campagnes dans l'Empire, des nouvelles recrues en quête d'aventure et d'or affluant sans cesse, leur réputation atteignit des sommets. Ils trouvèrent aisément des employeurs malgré que la tête de Zvörak et celles de ses fidèles capitaines soient mises à prix dans de nombreuses provinces dont l'Ostland et l'Ostermark. Nombre de seigneurs les employèrent à chasser hommes-bêtes, peaux-vertes et autres bandits, en cet age troublé l'Empire était encore secoué de guerre intestines, sans Empereur légitime et unificateur les mercenaires de toutes sortes étaient sur des terres bénies par les guerres.

Dans les années qui suivirent, au gré de leurs contrats, batailles, pillages et autres rançonnages à travers tout l'Empire ils gagnèrent d'autres surnoms tels que "Les Bâtards de Zvörak", ils devinrent très riches et se parèrent de coûteux uniformes et soieries. Les couleurs de leurs luxueuses étoffes furent principalement le jaune et le rouge, rappelant leur célèbre cri de guerre "Pour l'Or et le Sang!".
Leur notoriété de gens d'armes et de chiens de guerre aussi fourbes qu'efficace au combat ni fit qu'enfler, leur réputation de soudards et de routiers sanguinaires dépassa largement les frontières Impériales et ne les empêcha jamais de trouver employeurs. En ces temps troublés dans tout le Vieux Monde une lame efficace valait bien quelques sacrifices.

Fin



*PS/ suites prévues hors concours:

Tome II : de Marienburg à la Bretonnie
Tome III : de l'Estalie à la Tilée
Tome IV : des Principautés Frontalières à la Fin des Temps
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Vladislav le Bâtard de Zvörak
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